• La miellerie

    Ici, nous en arrivons au matériel le plus onéreux, mais aussi le plus difficile à  choisir et ce, pour plusieurs raisons :

    • Il est toujours difficile pour le débutant de savoir quel est le matériel qui convient le mieux.
    • La plupart des apiculteurs qui ont aujourd’hui dix, vingt, trente ruches et parfois plus, ne pensaient jamais en avoir autant,  donc difficile d’imaginer ce qui conviendra le mieux à  l’avenir.
    • Il y a toujours un compromis à  faire entre qualité et budget.

    Un conseil : Pour débuter, utilisez le matériel de prêt qui peut vous être prêté par votre structure apicole.

    L’extracteur :
    Appareil permettant de retirer le miel
    des hausses par centrifugation.
    Prix neuf : 400,00 € à  900,00 € (motorisé).    extracteur 

    Le bac à  désoperculer pour enlever
    les opercules des cadres avant extraction  :

    Prix neuf : de 300,00 € à  500,00 €

     

    bac

    Le tamis ou filtre :
    P
    rix neuf – environ 30,00 €                                  tamis
    Le maturateur pour stocker et épurer le miel :
    pour une capacité de 50 kg.
    Prix neuf : 100,00 € maturateurs
    Le couteau à  désoperculer :               

    Prix : 20,00 €

    couteau

    La herse à  désoperculer :

    Prix 15,00 €

    herse

    Pour quelques ruches, le bac à  désoperculer n’est pas nécessaire  un bac en plastique peut suffire, il en est de même pour le maturateur .
    Veillez à  n’utiliser que des matériaux agréées pour un usage alimentaire : inox ou plastique « alimentaire ».
    Vous pouvez aussi acquérir le matériel d’occasion, toujours de qualité alimentaire : pas de matériel galvanisé à  moins qu’il ne soit revêtu de peinture spéciale.

    Images empruntées aux catalogues des fournisseurs indiqués dans l’article « Les fournisseurs »

  • Le matériel

    Combien ?

    C’est la question que l’on nous pose le plus fréquemment.

    Avant de développer, on peut évoquer 500,00 € pour deux ruches peuplées et l’équipement de base.

    C’est certes un investissement, soyez pourtant rassuré, si vous souhaitez par la suite abandonner l’apiculture, la demande en matériel d’occasion et surtout en ruches peuplées est importante.

    Vous pouvez d’ailleurs vous tourner vers le marché de l’occasion pour votre premier équipement, chaque année, bon nombre de nos aînés doivent abandonner en raison de leur age et cèdent matériel et ruches peuplées ou non.

    Avant d’aller plus loin dans l’apiculture, vous pouvez vous faire prêter le matériel le plus onéreux, soit par des amis apiculteurs, soit par la structure apicole à  laquelle vous adhérez.

  • Le miel

    Le premier don des abeilles, celui qui nous vient le plus vite à  l’esprit. C’est d’abord un goût inimitable lié à  la flore qui a permis son élaboration.
    Et il y en a pour tous les goûts : Des miels doux de printemps, fruitiers, crucifères ou acacia (robinier) jusqu’aux plus puissants que sont les miels de tilleul ou de châtaignier, en passant par les miels de ronce, de fabacées (famille du trèfle)  ou encore de labiées (lavande, thym, romarin…) , chacun peut trouver « miel à  sa bouche ». Sans oublier les miellats ou miels de miellat produits essentiellement à  base de la sève de certains arbres, les plus connus étant les miels de sapin ou de forêt au gout si caractéristique, sa composition diffère remarquablement selon son origine végétale.

    Concours des miels 2011 - 086

  • Les produits de la ruche

    Les abeilles nous offrent (à  condition d’aller les chercher !) de nombreux produits dont on prête à  la plupart des bienfaits pour la santé. Il est interdit de vanter des vertus thérapeutiques à  quelque produit que ce soit sans en apporter une preuve scientifique, nous en parlerons donc en termes mesurés, aussi vous nous pardonnerez  l’emploi du conditionnel.

    Il existe une branche de la médecine appelée apithérapie qui comprend des professionnels de la santé  qui cherchent à  mettre en évidence les qualités du miel, du pollen, de la propolis et même du venin d’abeilles, qui font depuis longtemps partie de ce que l’on appelait péjorativement les « remèdes de bonne femme ».

    N’oublions pas la cire qui a longtemps été le bien considéré comme le bien plus précieux de nos abeilles.

  • Le choix de la race ?

    Sujet épineux.
    Ici, il ne sera question que de l’avis du rédacteur qui assume pleinement ses propos et qui n’engage en rien la structure à  laquelle il appartient, vous comprendrez donc l’emploi de la première personne du présent :
    Apiculteur depuis près de vingt ans, j’ai souvent eu le loisir d’échanger des avis sur de nombreux forums et je me suis vu  maintes fois invectivé pour avoir fait l’apologie de l’Abeille Buckfast – au mieux, je n’étais pas un  « vrai apiculteur », au pire, j’étais un promoteur de la manipulation génétique.
    Chaque race d’abeille a ses qualité, mais aussi ses défauts, l’abeille autochtone dite abeille noire a conquis une grande part de l’Europe grace à   sa rusticité, hélas, son intempérance

  • Où se les procurer ?

    Deux possibilités :

    – Vous piégez ou vous cueillez un essaim.
    – Vous achetez une colonie (sur cadres ou avec la ruche).
    La première solution est la moins onéreuse, vous vous en doutez. Elle comporte quelques risques :

    – La qualité de la reine vous est inconnue.
    – Il faudra peut-être nourrir cette colonie sans que sa survie hivernale soit garantie.
    – Elle peut se révéler d’une agressivité susceptible de vous apporter des ennuis
    (nous pouvons vous aider sur ce dernier point).

    essaim_piege

    (essaim investissant une ruchette piège)

    La seconde solution n’est pas non plus exempte de risques :

    Actuellement, les pertes de colonies ont atteint un niveau et surtout une régularité jamais égalés.
    Le prix des essaims et des ruches peuplées n’ont jamais été aussi élevés.

    Cette situation a suscité de nombreux vols de ruches mais a aussi fait le pain blanc de commerçants peu scrupuleux
    qui ont vendu à  prix d’or des essaims capturés (donc d’origine inconnue – age de la reine inconnu),
    parfois des essaims secondaires tardifs, totalement inaptes à  faire une récolte dans l’année,
    à  nourrir massivement pour espérer qu’ils passent l’hiver.

    Nous avons de nombreux retours (avis) de débutants qui ont été ainsi déçus et nous sommes aptes à  vous prodiguer
    des conseils et renseignements à  ce sujet.

    Ce que nous vous proposons :

    Chaque année, un certain nombre de nos adhérents cessent leur activité en raison de leur age et nous sollicitent
    pour trouver acquéreur de leurs ruches et matériels.

    Pour la collecte des essaims : L’inscription sur notre liste « Essaims » sur notre site, nous comptons,
    dès 2013, faire connaître cette liste aux communes (pour les informations locales) et aux pompiers.

    Nous sommes promoteurs de l’abeille « Buckfast » et nous bénéficions du soutien de Jos Guth
    (apiculteur et éleveur de renommée mondiale) qui nous fournit les meilleures reines de sélection (Paul Jungels).

    Dans la plupart de nos sections, nous pouvons (dans la limite de nos moyens) fournir à  nos adhérents,
    des cellules royales ou reines de cette race, gratuitement ou moyennant une indemnité symbolique.

     

  • Les abeilles

    Les abeilles ?
    abeilles_sur_cadresVous avez trouvé votre emplacement, vous avez choisi votre ruche, venons en à  l’essentiel : les abeilles.

    Deux questions se posent :

    •  Comment vous les procurer  ?
    •  Quelle race choisir ?

     

     

     


     Quelles abeilles ?

    Le débat sur l’égalité des races anime de temps en temps la scène politique, chez les apiculteurs, c’est permanent. Il y a des défenseurs de l’abeille noire locale et ceux des abeilles « exotiques ». Pour couper court au débat : l’abeille noire est la race autochtone, probablement implantée en France depuis la dernière glaciation elle s’est longuement adaptée au climat et à  la flore locaux.
    Elle se caractérise par une bonne capacité à  hiverner, une bonne aptitude à  la récolte souvent contrecarrée par une assez forte tendance à  l’essaimage , et enfin une agressivité parfois très marquée. Des conservatoires de l’abeille noire (dans le Nord ou en Belgique) sélectionnent des abeilles exemptes des défauts ci-dessus; nous suivons leurs travaux avec intérêt.

    En Lorraine, les croisements multiples dus aux importations d’abeilles italiennes au début du 20 ème siècle puis de ruches d’Europe centrale au titre des dommages de guerre ont altéré le patrimoine génétique
    de l’écotype local qui ne peut servir de base à  un programme de sélection. Par ailleurs, l’argument fréquemment évoqué de l’adaptation d’une abeille localement implantée depuis des millénaires n’a plus cours en raison des bouleversements occasionnés durant les cinquante dernières années par l’intensification de l’agriculture. Rien ne s’oppose donc à  ce que nous élevions les abeilles de notre choix.

    Les principales qualités que nous recherchons chez l’abeille :

    • La récolte (c’est un des principaux critères de sélection)
    • Une faible tendance à  l’essaimage
    • La douceur – permettant l’implantation de ruchers plus proches des zones urbanisées
    • Résistance aux maladies
    • Tolérance à  la Varroase
    • Tenue de cadre (aptitude à  la manipulation)
    • etc …

    Ces qualités, nous les avons trouvées dans l’Abeille « Buckfast » : elle satisfait à  la fois l’apiculteur qui souhaite une récolte importante et régulière que le petit apiculteur qui souhaite héberger quelques ruches en environnement urbain ou périurbain. Quel que soit votre choix en matière de race d’abeilles, sachez que comme tout élevage, la sélection est un passage obligatoire, que vous la fassiez par vous mêmes ou bien que vous la confiiez à  d’autres.


     Où se les procurer ?

    Deux possibilités :

    • Vous piégez ou vous cueillez un essaim.
    • Vous achetez une colonie (sur cadres ou avec la ruche).

    La première solution est la moins onéreuse, vous vous en doutez. Elle comporte quelques risques :

    • La qualité de la reine vous est inconnue.
    • Il faudra peut-être nourrir cette colonie sans que sa survie hivernale soit garantie.
    • Elle peut se révéler d’une agressivité susceptible de vous apporter des ennuis (nous pouvons vous aider sur ce dernier point).

    essaim_piege

     (essaim investissant une ruchette piège)

    La seconde solution n’est pas non plus exempte de risques :
    Actuellement, les pertes de colonies ont atteint un niveau et surtout une régularité jamais égalés. Le prix des essaims et des ruches peuplées n’ont jamais été aussi élevés. Cette situation a suscité de nombreux vols de ruches mais a aussi fait le pain blanc de commerçants peu scrupuleux qui ont vendu à  prix d’or des essaims capturés (donc d’origine inconnue – age de la reine inconnu), parfois des essaims secondaires tardifs, totalement inaptes à  faire une récolte dans l’année, à  nourrir massivement pour espérer qu’ils passent l’hiver.
    Nous avons de nombreux retours (avis) de débutants qui ont été ainsi déçus et nous sommes aptes à  vous prodiguer des conseils et renseignements à  ce sujet.

    Ce que nous vous proposons :
    Chaque année, un certain nombre de nos adhérents cessent leur activité en raison de leur age et nous sollicitent pour trouver acquéreur de leurs ruches et matériels.
    Pour la collecte des essaims : L’inscription sur notre liste « Essaims » sur notre site, nous comptons, dès 2013, faire connaître cette liste aux communes (pour les informations locales) et aux pompiers.
    Nous sommes promoteurs de l’abeille « Buckfast » et nous bénéficions du soutien de Jos Guth (apiculteur et éleveur de renommée mondiale) qui nous fournit les meilleures reines de sélection (Paul Jungels).
    Dans la plupart de nos sections, nous pouvons (dans la limite de nos moyens) fournir à  nos adhérents, des cellules royales ou reines de cette race, gratuitement ou moyennant une indemnité symbolique.

  • Pour le rucher

    Au minimum vous devez être équipé d’une protection complète :

     

    – une tenue (vareuse) – prix moyen 35,00 €
    – des gants ( à  manchettes) des gants de travail  peuvent suffire – prix moyen 15,00 € :

     

     

     

    – des chaussures montantes ou des bottes (celles qui vous servent au jardin) ou mieux dles « rangers » :

     

     

     

    – un sur-pantalon (si vous craignez vraiment les piqûres) ou si vous n’aimez pas les taches prix moyen 20,00  €

     

     

    Les outils indispensables :

     

    – un enfumoir – prix moyen 30,00 €

     

     

    – un lève cadres  (un solide tournevis plat peut vous suffire au départ) – prix moyen 15,00 €

     

     

     

    – une balayette souple – prix moyen 12,00 €

     

    Images empruntées aux catalogues des fournisseurs indiqués dans l’article « Les fournisseurs »

     

     

  • Le contenu

    Chaque structure propose sa propre approche pédagogique et organise de façon indépendante
    ses formations, les mêmes thèmes étant abordés.

    En début d’année ont lieu les cours théoriques incluant  :

    • La biologie de l’abeille
    • La botanique apicole
    • La conduite de la ruche
    • Les obligations et démarches
    • Les produits de la ruche
    • La santé de l’abeille

    A l’issue de ces cours vous aurez tous les éléments pour prendre la décision de l’installation d’un rucher.

    Ensuite, au printemps ont lieu des journées au rucher pour apprendre à  manipuler les abeilles.

    D’autres journées consacrées à  la prévention de l’essaimage et à  l’élevage de reines sont proposées aux apiculteurs confirmés.